J9 : Bacalar - Mahahual - Xcalak

Le déluge s'est abattu sur Bacalar et sa région vers 6 heures du matin. 

Une amélioration nous a permis de prendre un bain dans la lagune après le petit-déjeuner dans un environnement de palmiers et de mangrove

Nous avons pris la route peu avant midi pour une étape qui nous a fait prendre d'abord la route de Cancun sur cinquante kilomètres, puis emprunter deux itinéraires successifs assez monotones. Le premier est quasiment rectiligne pendant soixante kilomètres (la route ne s'infléchit qu'une fois après le premier tiers !) et mène de Los Limones à Mahahual, un village assez déconcertant, comprenant une partie visiblement pauvre et traditionnelle avec quelques restaurants de bord de mer qui se font concurrence et des garçons racoleurs, menus à la main, et un immense quartier désert avec des boutiques fermées et une zone portuaire léthargique, qui ne s'anime que lorsqu'un bateau de croisière (américain) s'annonce pour une escale. Nous avons déjeuné dans le quartier ancien, au Maya Bar, presque les pieds dans l'eau, d'excellentes fajitas de poulpe pour moi et de poisson pour Olivier, avant de repartir pour soixante autres kilomètres sans âme qui vive à travers la mangrove, toujours aussi plats, mais plus sinueux, jusqu'à Xcalak.



   Un compagnon de table

    L'église de Manuhal !

    La route entre Manahual et Xcalak

Nous avons ce soir un peu le sentiment d'être au bout du monde, tout d'abord parce que Xcalak est situé à l'extrême sud-est de la péninsule du Yucatan, dans l'Etat de Quintana Roo, à la frontière avec Belize. En plus, le campement où nous séjournerons deux nuits, le Costa de Cocos, est au bout du village, en bord de mer des Caraïbes. On y accède par une piste complètement défoncée. La "cabana" est plus spartiate que les précédentes, mais dans un cadre lui aussi paradisiaque, planté de cocotiers. Nous sommes quasiment les seuls clients à ce moment de l'année qui est encore la basse saison.

Nous étions sûrs de ne pas être dérangés la nuit par des poids lourds passant sur la route, comme les deux dernières nuits. C'était compter sans le groupe électrogène qui a tourné jusqu'à minuit passée... L'isolation a son prix... Nous avions dîné, là encore, dans un lieu improbable dans ce village du bout du mond, tenu par deux Américaines, lle Leaky Palapa, recommandé à juste titre dans les guides touristiques. Nous avons profité ensuite d'une fin de soirée délicieuse : un vent frais soufflait, la pleine lune se reflétait dans la mer et éclairait la végétation et les paillotes "comme en plein jour", et pourtant beaucoup d'étoiles et de planètes (notamment Vénus et Jupiter) étaient bien visibles. "Ô temps, suspends ton vol !"

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